Diplômée en psychologie et pédagogie du comportement alimentaire, Nathalie Meer a mis au point une méthode pionnière pour maigrir durablement sans régime, dont l’exclusivité repose sur les comportements neuro-inconscients. Son approche est le fruit de 25 années de recherches et de tests menés conjointement avec des chirurgiens gastriques au sein d’une clinique spécialisée. Forte du succès que rencontre la Méthode Meer, elle forme, depuis 3 ans, des coachs pour accompagner, à l’échelle nationale, les personnes en surpoids ou obèses. J’ai eu le plaisir de l’interroger sur son parcours, les blocages inconscients qui empêchent de maigrir ainsi que les points forts de sa méthode.

Moi : Bonjour Nathalie. Merci beaucoup de m’accorder cette interview. Pourriez-vous me dire comment et pourquoi avez-vous créé la méthode Meer ?

NM : J’ai toujours été passionnée par les comportements humains. Je me suis donc intéressée très tôt à la neurologie ; car, pour moi, tout passe par là ; puis j’ai naturellement basculé dans l’étude du corps humain, les transmissions cellulaires et l’épigénétique. J’ai obtenu un diplôme en psychologie et pédagogie du comportement alimentaire. De même, j’ai suivi des stages et des formations et je me suis aussi beaucoup intéressée aux dernières publications médicales sur toutes ces thématiques.

J’ai été très tôt en lien avec les problématiques liées à la nourriture. J’ai moi-même été en surpoids et ma mère l’était également. J’ai voulu comprendre pourquoi les régimes ne marchaient pas sur moi, pourquoi c’était si compliqué.  Il y a eu toute une phase de recherche durant laquelle j’ai cherché à comprendre ce qu’il se passait pour moi. Et puis, au fil du temps, à force de recherches et de questionnements, j’ai compris pourquoi j’étais en surpoids. Ce qui m’a interpellée, c’est que certaines personnes ne mangeaient pas beaucoup et étaient malgré tout en surpoids. Tandis que d’autres qui mangeaient énormément ne l’étaient pas. C’est là que je me suis dit que la nourriture n’était pas le vrai problème et que cela commençait d’abord dans le cerveau.

Il faut savoir qu’en plus d’être en surpoids, j’étais en plein divorce et j’avais un début de cancer. J’ai décidé de faire un travail sur moi-même. Et lorsque mes histoires de vie se sont arrangées, j’ai naturellement perdu du poids.

Forte de toutes ces constatations, je suis allée voir des chirurgiens gastriques d’une clinique spécialisée pour leur expliquer mon travail de recherche qui au départ, était théorique. Pendant deux ans, avec leur accord, j’ai rencontré des personnes qui étaient en obésité morbide et qui allaient être opérées, pour élaborer et affiner ma méthode. Ce fut la première étape d’une longue série de tests et d’exploration.

Comment êtes-vous parvenue à convaincre les chirurgiens gastriques ?

NM : Les chirurgiens gastriques rencontrent un taux d’échec très important, qui est d’environ de 60 % sur le long terme. Car, au bout d’un moment, le corps reprend ses droits. La personne va trouver inconsciemment des solutions pour reprendre du poids.

Les chirurgiens gastriques travaillent sur la conséquence pour empêcher la nourriture d’entrer dans le corps. Mais la nourriture représente comme une béquille pour les personnes en surpoids. Si on leur enlève cette béquille-là, et bien, elles s’effondrent. Au départ, elles sont très heureuses d’avoir perdu du poids. Mais, au fil du temps, elles ne se sentent plus protégées face à la vie. Elles ne se sentent plus armées. Car la nourriture agit comme un antidépresseur et le surpoids comme un rempart contre la vie difficile. Le fait de mincir avec des techniques rapides et brutales a tendance pour un grand nombre à accentuer le problème, plutôt qu’à le résoudre.

Cela étant dit, lorsqu’un surpoids très important est atteint la solution de l’opération peut s ‘avérer être un diagnostic vital.

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons agir sur nos comportements neuro-inconscients. Avec la méthode Meer, les personnes vont apprendre à se libérer de certains enfermements comportementaux hérités des ancêtres.

Chaque année, de nombreux Français entament un régime à l’approche de l’été. Quelle est votre opinion là-dessus ?

NM : Beaucoup de personnes ne jurent que par les régimes, même si elles voient que cela ne marche pas sur elles, et que chaque année elles sont obligées d’en refaire. Aujourd’hui c’est important d’informer les gens en leur expliquant que le régime alimentaire fonctionne sur le court terme mais pas sur le long terme. Et puis d’ailleurs, il faudrait rappeler la définition du régime alimentaire. Beaucoup de personnes pensent qu’elles ne font pas de régime alimentaire, car elles mangent de tout, tous les jours. Or le régime alimentaire commence à partir du moment où l’on conscientise la nourriture, c’est-à-dire que l’on apporte les connaissances que nous avons, nous, êtres humains sur le contenu nutritionnel des aliments. C’est-à-dire lorsque l’on classe les aliments en bons et mauvais aliments, c’est déjà un premier régime.

Par exemple Weight Waters dit « ce n’est pas un régime car on peut manger tout ce que l’on veut ». Mais ce n’est pas parce que l’on peut manger tout ce que l’on veut que l’on n’est pas dans un régime. Parce qu’en fait, le régime, dans le cas de Weight Waters, va s’appliquer sur un contrôle comptable des calories. Je peux manger ce que je veux, mais sans dépasser un certain nombre de calories, donc, il s’agit bien là de restriction alimentaire.

Mais le corps, lui, ne travaille pas ainsi. Quand on regarde les animaux dans la nature, ils ne connaissent pas le contenu nutritionnel des aliments, ils n’ont pas d’horaires, ils n’ont rien de tout cela et pourtant, ils ne sont pas gros. Ce n’est pas nous qui décidons avec notre cerveau intelligent quelle quantité nous devons manger, ce que nous devons manger, quand est-ce que nous devons manger. L’animal dans la nature est en contact avec ses ressentis physiologiques et ce sont ses ressentis physiologiques qui le maintiennent en bonne santé. C’est valable aussi pour les êtres humains. Tous nos équilibres de maintien en bonne santé sont gérés par un cerveau inconscient, se nourrir, dormir, boire, suer, respirer, etc. Et tout cela, ce sont des informations qui proviennent de nos sensations corporelles et non de notre connaissance en matière de nutrition et de comportements alimentaires à adopter.

 Moi : Donc l’idée c’est de se reconnecter à son rythme interne ?

NM : Exactement. Et de recommencer à ressentir des choses qui sont innées et qui nous permettent d’agir en fonction de nos ressentis. Par exemple, comment sait-on que l’on a froid, nous n’avons pas de thermomètre sur nous, aucun indicateur extérieur qui pourrait nous donner cette information, n’est-ce-pas ? Lorsque notre température descend en dessous de 37 degrés, c’est une indication corporelle – frissons-, qui est interprétée par mon cerveau et qui me pousse à me couvrir. C’est également, la même chose pour le sommeil – bâillements –, pour la faim, c’est la même chose, cela vient du corps et non parce que c’est l’heure, par exemple.

Toutes les informations viennent de l’intérieur, nous n’avons pas à conscientiser la nourriture. Parce que lorsque l’on commence à compter les calories sans tenir compte du contenu nutritionnel des aliments, il n’y a que nous que nous leurrons. Le corps, lui, exactement ce qu’il lui faut pour se maintenir en bonne santé.

Si nous avons envie de manger des pommes de terre, c’est parce que le contenu nutritionnel de cet aliment nous manque. Si on ne répond pas à ce besoin et que l’on décide de manger en substitution de la salade, en pensant moins grossir, le corps ne sera pas rassasié, et l’envie de manger ce qui nous manque, devient obsessionnel.

Nous avons à l’intérieur du corps un « super ordinateur » qui est toujours en train de calculer tous les nutriments dont on a besoin. A partir du moment où j’ai un nutriment qui est en baisse, j’ai une information qui vient de mon corps et qui me le dit. Cela se manifeste par un ressenti de faim puis par l’envie de manger un aliment en particulier. La fonction de plaisir est très associée à la nourriture. Quand je n’ai plus envie, cela veut dire que j’ai rempli la case de l’aliment qu’il manquait.

 En fait, notre corps navigue à vue sur l’instant. Quand j’ai faim, je vais avoir des informations qui vont me dire non seulement « j’ai faim » mais aussi ce que je dois manger.  C’est ce que l’on apprend aux personnes que l’on accompagne parce que le régime en tant que tel va les déconnecter de leurs ressentis physiologiques, car on leur dicte ce qu’elles doivent manger, alors que ce n’est pas ainsi que fonctionne leur corps.

 Et comment parvenez-vous à les reconnecter à leurs ressentis physiologiques ?

On va demander à la personne de faire des exercices pour se reconnecter à sa faim. C’est-à-dire pour savoir quand est-ce qu’elle a faim et quand est-ce qu’elle n’a pas faim.  Plutôt que de travailler sur la conséquence, c’est-à-dire d’empêcher la nourriture d’entrer dans le corps, on va travailler sur la cause. On ne se retrouve pas en surpoids par hasard, c’est qu’il y a une raison d’être. On va donc chercher à comprendre les comportements qui poussent à manger.  Pourquoi à un moment donné la personne est-elle attirée par le sucre ou le gras ?  Et comment détourne-t-elle la fonction de la nutrition pour gérer des problématiques qui ne sont pas des problématiques de nutrition ?

Rappelons que la fonction de la nutrition, c’est 3 choses indispensables :

-De l’énergie à travers des calories

-Des émotions à travers le plaisir que l’on appelle « la faim spécifique ». Cela veut dire que cet aliment-là me fait plaisir, il y a une notion de plaisir qui est très importante.

-Et du réconfort.

Lorsque dans ma vie je suis fatigué, que je n’ai pas beaucoup de plaisir et que ma vie n’est pas réconfortante, je vais détourner la fonction de la nutrition vers des besoins de me réconforter, d’aller mieux, de me faire plaisir. La personne qui est en surpoids vit la vie comme un combat (consciemment ou pas) et la nourriture va adoucir celle-ci. C’est comme une espèce à la fois d’armure, en même temps de protection et de douceur, cela apporte toutes sortes de choses. Et c’est tout à fait naturel que le cerveau cherche des solutions gagnantes afin d’apporter un peu de plaisir dans la vie, même s’il doit pour cela détourner la fonction de la nutrition.

 Pourriez-vous détailler un peu plus votre méthode ? Quels sont les principaux axes sur lesquels vous travaillez ? Quelle est la place de la psychologie dans votre approche ?

On est dans la psychologie, mais on n’est pas des psychologues. Même si l’on fait des incursions dans le passé, on ne travaille pas sur les traumas du passé. Notre objectif premier n’est pas de régler les problèmes du passé, comme le ferait un thérapeute ou un psychologue, mais d’accompagner la personne concrètement sur le terrain pour l’aider à changer ses comportements. Aussi, on ne va pas trop s’attarder sur le pourquoi, même s’il est important de comprendre ce qu’il s’est passé en amont pour enrayer les problématiques en lien avec les comportements qui poussent à manger. On va s’attarder sur le comment, en aidant les personnes à comprendre leurs blocages et à les surmonter.

Principalement, on travaille sur trois axes :

Le premier axe consiste à se reconnecter à la sensation de faim, à réapprendre à manger selon les instincts, à se reconnecter avec la sensation de satiété. « Je mange quand j’ai faim, je m’arrête quand je n’ai plus faim ». Ce que dans la Méthode Meer, on appelle la vraie faim. C’est le point de départ pour un travail plus approfondi, sur l’enjeu que représente la nourriture et les comportements en lien avec le besoin de s’alimenter.

Dans le deuxième axe, on propose à la personne de faire des exercices pour se connecter à la vraie faim et désamorcer ainsi les crises de compulsion ou de boulimie. On va lui expliquer ce qui se passe dans son corps, dans son cerveau, dans son ventre pour qu’elle puisse prendre conscience des mécanismes qui se mettent en place et qu’elle puisse ensuite désamorcer les crises.

Dans le troisième axe, c’est cette partie qui nous différencie, de toutes les méthodes qui existent sur le marché, c’est un travail sur les stress conscients et surtout inconscients, issus du transgénérationnel. C’est par ce travail en profondeur, que l’on va permettre à une personne en surpoids de sortir durablement du cercle infernal de la prise de poids. Par la compréhension des comportements qui la poussent à manger et/ou à stocker, elle va pouvoir se libérer de ses comportements aliénants qui la poussent de façon irrépressible à manger ou à stocker, même si elle mange peu.

Avant de nous rencontrer, les personnes nous disent : « j’ai tout le temps faim ». Et nous, petit à petit, nous leur apprenons à nuancer les ressentis, à distinguer, le corporel du psychologique. A l’aide d’exercices, nous, leur apprenons à repérer qu’avant d’avoir : « une fausse faim » il y a une émotion, puis un ressenti physiologique. Et ce ressenti physiologique amène à une sensation de besoin de se rassurer, et ce besoin de se rassurer va se traduire par une solution gagnante : manger. Les émotions se traduisent dans le corps sous forme de stress. Les études montrent que les personnes en surpoids sont intolérantes émotionnellement. Leur cerveau interprète le stress comme un besoin imminent de se protéger contre quelque chose de grave et les pousse à se réfugier dans la nourriture pour trouver du réconfort. C’est en comprenant de quoi la personne se protège, donc souvent des stress inconscients, transmis des générations précédentes, que la personne en surpoids pourra avoir une prise sur le poids et agir pour l’enrayer durablement.

Vous avez donc une approche globale ?

Notre travail est à la fois transversal et global. Par exemple, dans le cas de quelqu’un qui mange, car il a des problèmes au niveau professionnel, on va travailler avec lui sur le rapport à l’autre au sens large et non pas uniquement sur les relations qu’il entretient avec son supérieur hiérarchique ou avec ses collègues. On va également, faire intervenir la compréhension de la mémoire cellulaire, c’est-à-dire, le trangénérationnel. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique. L’épigénétique, c’est la science au-dessus des gènes. Les gènes, ce sont mes comportements innés, c’est ce qui se transmet de génération en génération. L’épigénétique c’est la science qui va étudier comment les événements traumatiques d’une génération vont être transmis, par le biais de la reproduction, à une autre génération. C’est-à-dire que les épigénéticiens ont pu observer que les stress importants vont inscrire leurs marques directement sur nos gènes et vont, par le biais de la reproduction, être transmis aux ascendants. L’objectif de cette transmission c’est de donner à la génération suivante « la connaissance » de ce qu’il s’est passé dans la génération précédente pour ne pas reproduire les mêmes erreurs dans la génération suivante. C’est une façon de transmettre un savoir dans l’objectif de permettre à une espèce d’évoluer en se servant des expériences passées.

Et comment arrivez-vous à avoir des informations sur les gènes ?

En observant le comportement de la personne, nous n’avons pas besoin de faire un arbre généalogique. Imaginez que dans une génération donnée ; par exemple, il y a eu une famine ou la guerre, et il manquait de nourriture. Par transmission épigénétique, une personne peut développer des comportements de peur de manquer de nourriture, et avoir des obsessions irrationnelles face à la nourriture : ne pas pouvoir s’empêcher de finir son assiette, de manger par anticipation, de remplir les placards et le réfrigérateur à bloc, etc.

Ce sont donc les comportements actuels de la personne qui me donnent des informations sur ce qui a été transmis et qui m’aident à lui faire comprendre et à lui permettre d’agir autrement durablement.

Votre approche me fait penser à un article que j’avais lu sur les blocages psychologiques qui empêchent de maigrir. Est-ce que vous intervenez également à ce niveau-là ?

Le surpoids, comme le sous poids, peuvent être une protection inconsciente, une stratégie d’adaptation du cerveau pour ne pas être attirante sexuellement. Cela peut être le cas, lorsque dans une génération une femme a été maltraitée par un homme. Cette femme devenue mère peut par ses comportements transmettre à ses enfants (fille ou garçon) la peur de l’homme ou d’être un homme. C’est ce que dans la Méthode Meer j’appelle le stress de niveau 2. C’est lorsqu’une personne commence à prendre du poids à partir d’un événement, d’une date symbolique. Dans l’exemple ci-dessus, par exemple, une femme peut commencer à prendre du poids au début de son mariage, pour se protéger inconsciemment de son mari et donc des hommes. Quand une telle situation se présente, nous apprenons à la personne à changer sa perception de la situation.

Il y a aussi des femmes qui commencent à prendre du poids lorsqu’elles deviennent mères ou à la ménopause. Mais si 100% des femmes avaient une morphologie qui changeait après l’arrivée d’un bébé ou prenait du poids à l’âge de la ménopause, c’est que ce serait un phénomène universel. Or, ce n’est nullement le cas, certaines grossissent, d’autres maigrissent et d’autres retrouvent un poids santé. Donc derrière une prise de poids, il y a toujours une cause psychologique, que l’on peut enrayer en travaillant avec la méthode Meer.

 Pour résumer, vous agissez sur 3 types de stress ?

Oui, nous agissons sur 3 types de stress :

-Le stress de niveau 1 qui est le stress du quotidien (ma vie quotidienne, mon travail)

-Le stress de niveau 2 qui est la date symbolique, l’événement à partir duquel une personne a commencé à prendre du poids.

-Et le stress de niveau 3 qui est le stress transmis par les gènes d’une génération à une autre, par le biais de la reproduction.

Comment se déroule l’accompagnement ?  Quelle est la fréquence des rendez-vous ?

Ce sont des accompagnements mensuels, d’une durée d’1h30, sur 5 ou 10 mois. Durant une  demi-heure, on travaille sur le comportement alimentaire et pendant une heure, on travaille sur les comportements émotionnels. En plus de ces rendez-vous mensuels, les personnes peuvent nous contacter si elles souhaitent nous faire des retours, revenir sur un exercice que nous avons fait ou si elles ont besoin d’être soutenues. Entre les séances mensuelles, les personnes coachées ont parfois des exercices précis à faire, ou des choses à tester, et/ou à mettre en œuvre. Ce n’est pas contraignant, car cela permet en même temps de se découvrir, d’apprendre à se connaître.

Votre méthode convient-elle à tout le monde ?

Oui, la méthode convient à tout le monde. Les seules personnes avec lesquelles on peut avoir des difficultés, ce sont les personnes bipolaires, car elles prennent des traitements qui agissent sur l’humeur. Et dans notre méthode, on travaille sur les émotions, ce qui peut poser problème. De même, avec les personnes qui résistent au changement, ce sera plus long et plus difficile. Mais, là aussi, nous avons eu de bons résultats.

Ce qui est bien avec la méthode Meer, c’est que l’on travaille aussi sur le transgénérationnel en permettant ensuite aux enfants des personnes que nous coachons d’adopter les bons comportements alimentaires et d’éviter les blocages. C’est vraiment une méthode complète, holistique, même s’il nous arrive de travailler en complémentarité avec des thérapeutes (hypnothérapeutes, sophrologues ou kinésiologues) pour traiter un problème ponctuel.

Certaines personnes comparent votre Méthode à celle du docteur Zemmarti. Qu’aimeriez-vous leur dire à ce sujet ?

Avec la méthode Zemmarti, on a un point commun qui est de réapprendre à manger selon nos instincts. On a vraiment la même approche comportementale avec la nourriture. Par contre, la grande différence que je vais avec le docteur Zemmarti, c’est que je travaille sur les stress inconscients et la compréhension des comportements qui poussent à manger en lien avec le transgénérationnel (mémoires cellulaires) ; ce que, lui, ne fait pas. Quand on est face à une personne qui a un émotionnel très fort et qui détourne la fonction de la nourriture pour aller mieux, c’est là que l’on voit les limites de la Méthode Zemmarti. C’est un travail plus en profondeur qui va agir sur la problématique à sa racine.

Avez-vous une approche particulière avec les personnes obèses, qui sont émotionnellement fragilisées ?

Oui, on ne va pas leur demander de se connecter tout de suite à leurs ressentis physiologiques, car une personne en surpoids est dans le déni de ses ressentis.

Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs/ lectrices de Mes Découvertes Bien-être :

La Méthode Meer, c’est une réconciliation avec la vie et avec soi-même, c’est une façon d’apprendre à se connaître et d’apprendre à se libérer du contrôle alimentaire, pour vivre la vie avec plus de légèreté. Comme je le dis tout le temps : on ne s’occupe pas de ce qui se passe dans l’assiette mais plutôt ce qui se passe dans la tête et qui nous pousse à manger.

Moi : Merci beaucoup Nathalie pour le temps consacré et cette interview.

NM : Merci à vous Gabrièle. Ce fut un plaisir.

Pour trouver un Coach Neuro-Comportementaliste agrée Méthode Meer dans votre région :

www.methode-meer.com

Tarifs :

Prix de la séance découverte : 75 euros

Prix mensuel pour un suivi de 5 mois ou plus : 135 euros

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